La Smart connaît un succès grandissant. Ses premiers pas aux Etats-Unis sont éloquents et elle a su s’imposer dans quelques grandes villes canadiennes. A Montréal, en hiver, elle se faufile, glisse et se gare, amusant la galerie toujours étonnée de les voir aussi nombreuses dans la métropole québecquoise. Prochaine étape, la Chine… ce sera pour la mi-2009. En attendant, en France où elle est fabriquée, l’instauration, en décembre 2007, de l’éco-pastille — le “bonus-malus“ — lui a donné un bon coup de fouet.

Quand l’Ademe considère toujours la Smart Fortwo comme l’une des micro-urbaines de référence, ce n’est pas pour sa taille, c’est pour son “côté écolo“. Il est vrai que si, en matière d’environnement, on ne considère que les émissions de gaz carbonique (CO2), c’est la championne toute catégorie. Il n’y a de véhicule à moteur thermique qui lutte mieux qu’elle contre l’effet de serre : la Fortwo cdi (diesel) ne rejette que 88 g de CO2 au kilomètre et bénéficie d’un bonus de 1 000 €. Même les puissantes Brabus (72 kW/98 ch) permettent de faire une économie à l’achat de 200 € ! Depuis quelques mois, la Smart veut aller plus loin avec une Fortwo mdh (pour Micro Hybrid Drive). C’est cette version qui, dès la rentrée, devrait prendre place, dans la flotte des véhicules Okigo, l’entreprise d’autopartage parisienne (et rouennaise), filiale commune d’Avis et de Vinci Park.
Un système micro-hybride astucieux
Cette super-mini est dotée d’un système “stop & start“ signé Valéo comme celui qui équipe… les Citroën C2. En résumé : le moteur se coupe lorsque l’on freine et la voiture atteint 8 km/h. Elle redémarre en 350 millisecondes dès lors que le conducteur lève le pied de la pédale de frein. Ce redémarrage “spontané“ est rendu possible grâce à un alterno-démarreur qui, entrainé par une courroie, alimente un réseau d’électricité “interne“. Cette électricité est stockée dans une batterie couplée à un calculateur qui assure la régulation et un fonctionnement optimal du système “arrêt-démarrage“. Les premières fois, cela surprend et il y a un (court) temps d’apprentissage, mais très vite on apprécie et on adopte une conduite “cool“ favorisée par la boîte mécanique robotisée.
Disponible en coupé et en cabriolet, la Smart Fortwo mhd reçoit un moteur essence 52 kW/71 ch qui ne consomme que 4,3 l aux 100 km (cycle mixte) et n’émet que 103 g de CO2 au km. A terme, ce sont toutes les Smart qui bénéficieront du système “Stop & Start“, une … alternative en attendant la Smart Fortwo 100 % électrique que les Londoniens testent depuis quelques mois déjà.
Seule sur son marché depuis son lancement, la Smart doit avoir au début 2009 une concurrente sérieuse. Elle s’appelle iQ et Toyota prévoit de “faire un malheur“ avec cette micro-urbaine dont le concept présenté dans différents salons de l’automobile en 2007 a reçu un excellent accueil de la part du public comme de la presse spécialisée.

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