Gyrophare par ici, gyrophare par là, posés sur le tableau de bord, aimantés sur le toit, ils semblent se multiplier. On voudrait être sûr qu’il n’est pas utilisé abusivement surtout vers 12 heures en direction de l’Ile de la Cité et du garage de la Préfecture de police à l’aune de Notre-Dame. L’avantage, c’est que le cycliste les entend et qu’il a juste le temps de se ranger, gardant cependant l’impression que la voiture “adverse“ l’a frôlé. Un écart et…
Oui, les Velib ne sont pas raisonnables et quand ils sont pris sur le fait, ils se contentent de hausser les épaules. Verbalisés, ils crient à l’injustice, mais ils brûlent les feux, circulent sur les trottoirs, empruntent les sens uniques, se faufilent le long des caniveaux oubliant qu’un conducteur, quelle que soit la taille de son véhicule, n’a jamais un champ de vision complet ou si l’on préfère qu’il existe une zone — importante sur les poids lourds, les grands fourgons — où il n’a aucune visibilité : l’angle mort… qui peut être mortel.

Oui à Velib, il arrive que l’on téléphone, qu’on tourne, à droite ou à gauche, sans prévenir ou qu’on s’arrête sans prendre la peine d’en informer les autres usagers de la rue. Du coup, agacés, impatients, les conducteurs de grosses cylindrées prennent des risques en les dépassant n’importe comment, en cherchant à démarrer avant eux aux feux, en les mettant en danger tant ils passent près d’eux. Les livreurs qui doivent déjà veiller aux “fous” en deux-roues motorisés — et qui ne sont pas toujours, eux non plus, vertueux au volant —, sont excédés et les insultes fusent. Dans cette jungle, heureusement, il y a les chauffeurs de bus de la RATP. Malgré un agacement perceptible, ils sont d’une grande prudence et d’une extrême patience. Cela fait une moyenne avec ces conducteurs qui, avec ou sans gyrophare, mais à bord d’une voiture de l’administration, — je cite — « n’en ont rien à foutre ».
La chasse aux Velib est-elle ouverte ?
On ne s’étonne plus des passe-droits de tout genre et de cette “petite“ lumière bleue clignotante qui fait ressembler les rues de Paris à un grand arbre de Noël permanent. En revanche, on s’interroge sur cett
e voiture banalisée qui sort d’une porte annexe de la place Beauvau, se fraie un chemin dans la circulation au mépris de toutes les règles de la circulation. Le chauffeur a “la cigarette au bec“, son passager est au téléphone, les deux fenêtres sont grandes ouvertes et les ceintures non attachées. L’immatriculation 75 N -••• ••• donne-t-elle tous les droits ? On le croirait ! En tout cas, ces Messieurs qu’en Vélib on rattrape finalement parce qu’ils s’arrêtent aux feux tricolores quand même, exhibent une carte “bleu blanc rouge” quand on leur fait remarquer qu’à deux reprises au moins ils ont coincé des cyclistes contre le trottoir. Pas d’excuses, naturellement. « Rien à foutre », marmonne dans sa moustache bien fournie le passager tandis que le conducteur démarre en écrasant l’accélérateur. Le feu vient de changer de couleur et il doit y avoir urgence à franchir le carrefour. Mais où vont-ils ? A Matignon !
Je suis garé en double file (air connu)

Agaçants encore les donneurs de leçons de la Protection Civile, Section de Paris. Ils ont vite fait de vous faire remarquer que vous n’avez pas été très prudent en appuyant sur les pédales alors que le feu n’était pas encore passé au vert. Mais où garent-ils leurs véhicules ? En double file… Le commissariat qui est deux pas, applique les consignes en alignant bien sagement ses véhicules le long du trottoir. Pas la Sécurité civile et cela “fait désordre“ rue Lecourbe car ce n’est pas seulement toute la journée, c’est aussi la nuit.
Police nationale, Protection civile ont une même tutelle : le ministère de l’Intérieur. Madame le Ministre,
n’est-il pas temps de donner, à tous, des consignes pour que chacun se conduise en citoyen ? Faudra-t-il un nouveau drame pour que des mesure coercitives soient prises contre les “fauteurs de troubles“ ? On aimerait une réponse.

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