Lorsque l’on parle “sécurité automobile“, on pense d’abord au constructeur suédois, Volvo. Cette marque qui a rejoint aujourd’hui le groupe Ford, s’est fait, depuis une cinquantaine d’années, une réputation en ce domaine. Certes tous les autres constructeurs ont souvent suivi, parfois même précédé, le “spécialiste“ du Nord, mais celui-ci cherche toujours à avoir une longueur d’avance. C’est encore le cas avec le tout nouveau XC60. Dévoilé au Mondial de l’Automobile de Paris début octobre, c’est une véritable vitrine du savoir-faire Volvo.
Aider le conducteur à prendre la bonne décision/action, le responsabiliser sans jamais le remplace, tels sont les objectifs des systèmes de sécurité développés par Volvo. Aujourd’hui, la plupart des modèles du constructeur suédois peuvent être équipés d’un régulateur adaptatif de vitesse, d’une alerte Vigilance conducteur, d’une “surveillance anti-angle mort“, de phares directionnels actifs bi-xénon et bien entendu d’un antiblocage de roues au freinage, d’une assistance au freinage d’urgence ou encore un contrôle électronique de la stabilité au roulis et un contrôle de trajectoire qui comprend des fonctions antipatinage et antidérapage.
L’arrivée du City Safety
L’“alcoolguard“ qui bloque la voiture automatiquement dès lors qu’en soufflant dans un éthylomètre directement branché sur le système de démarrage le conducteur dépasse les taux d’alcoolémie autorisés, arrive, mais c’est surtout le “City Safety“ qui retient l’attention. De Quoi s’agit-il ? D’un système qui peut permettre de résoudre le problème des “petits“ chocs en ville où 75 % des collisions ont lieu à des vitesses inférieures à 30 km/h. Elles sont dues à quelques secondes d’inattention. Dans un accident sur deux, le véhicule heurte l’arrière de celui qui le précède parce que le conducteur n’a pas… freiné.
La théorie de fonctionnement du système qui équipe le XC60 est simple : des capteurs laser détectent un objet devant la voiture. Un module électronique (CVM) analyse la vitesse de rapprochement et calcule :
• la distance séparant le XC60 et l’obstacle, la voiture qui la précède ;
• la vitesse du cette voiture et le risque de collision en prenant en compte la vitesse de déplacement du XC60.
Si le risque de collision existe, le CVM prévient le module de commande du freinage (BCM) qui met en alerte le système de freinage et l’actionne si le conducteur ne réagit pas assez vite. L’idéal est sans doute que celui-ci fasse — et réussisse — une manœuvre d’évitement, mais si ce n’est pas le cas l’impact a lieu à très petite vitesse réduisant d’autant les dégâts (matérielles) potentielles.
Essayé sur circuit, le City Safety se révèle d’une grande efficacité.
Des systèmes à venir plus performants encore
Pourtant, Volvo ira, à très bientôt, plus loin avec un système d’anticipation de collision avec freinage automatique. Le système CWAB utilise un radar (150 m) et une caméra (55 m) pour balayer l’espace devant la voiture. Il alerte le conducteur du danger par un signal sonore et lumineux au-dessus du tableau de bord. Quand la collision semble inévitable, le système freine automatiquement… C’est spectaculaire car le conducteur a le temps de changer de trajectoire et s’il n’y parvient pas la collision a lieu quasiment au moment où le véhicule s’arrête. On parle déjà d’une autre innovation : un système d’anticollision par braquage automatique pour éviter, d’abord, les collisions frontales est en développement. Dans le futur, les accidents pourront aussi être évités grâce à des systèmes de communication de véhicule à véhicule. A suivre… en particulier par les entreprises, pour leur flotte automobile qu’elles peuvent déjà doter d’aides à la conduite sophistiquées et qui ont fait leurs preuve à commencer par les régulateurs de vitesse. Et pourquoi pas faire suivre aux plus “nomades“ des salariés des formations à la conduite — et même à l’éco-conduite —. Dans le “document unique“, cela fait (aussi) bel effet.

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