Automobilistes, chefs d’entreprise, “décideurs“, connaissez-vous Pierre  Zimmer ? On lui doit  déjà un “Surtout changez rien !” (Editions  d’Organisation) — sur les résistances au(x) changement(s) — qui mérite une  lecture attentive. Il sort ces jours-ci un essai sur les limites de la tolérance, “Et l’intolérance, bordel !” (Editions du Palio) dont nous devons faire notre livre de chevet.

Si chacun d’entre nous mettait en application les quelques principes simples qu’énonce Pierre Zimmer dans son essai sur la tolérance, la démocratie se porterait beaucoup mieux. L’intolérance est un fléau pour les libertés fondamentales comme pour les libertés individuelles ! Mais qu’est-ce que cela à avoir avec la conduite automobile ? Rien… sauf que si, entre conducteurs, la tolérance l’emportait sur l’intolérance, le sourire retrouvé serait l’apanage de tous.

Le respect de l’autre

Le respect de l’autre, c’est une sécurité de plus aux croisements et aux carrefours, c’est ce coup d’œil non pas inquisiteur mais bien au contraire “civil” et civique qui veut dire “Je vous en prie, passez” ou “Merci”, c’est problème des priorités à droite, à gauche résolu. Chacun serait plus zen dans ces déplacements automobiles. Irions-nous jusqu’à respecter à la lettre les limitations de vitesse et par conséquent à condamner les radars de nos routes et autoroutes au chômage ? N’exagérons rien, mais on peut imaginer que l’on ne trouverait plus sous le siège avant de quelques professionnels de la route et de quelques chauffeurs de taxi… ce qu’on y trouve (sans autre commentaire).

Feu rouge

Respecter l’autre, respecter le code de la route. J’écrivais ici-même l’autre jour que les feux tricolores étaient de plus en plus souvent ignorés, volontairement ou involontairement, par les automobilistes. Et bien, je peux vous dire — histoire vécue — qu’on regrette parfois que le conducteur qui vient sur votre gauche ait quelque peu failli à la règle. De ma voiture personnelle, il ne reste pas grand’ chose et c’est la première fois que je faisais un crash test comme “mannequin”. L’expérience ne s’est pas trop mal passée. Juste des courbatures le lendemain matin pour ce qui me concerne et une vente de plus pour un constructeur puisqu’il va bien falloir que je remplace ma défunte automobile. Je me dois d’ajouter que cette dernière — une Daihatsu Sirion — n’a en rien failli au moment d’assurer ma sécurité : cellule de vie impeccable après le (triple) choc. J’ai en effet été transformé en balle de flipper, passant d’un côté à l’autre de la chaussée jusqu’à m’écraser (enfin) contre un bac en pierre, un de ceux dans lesquels on fait pousser les arbres de la capitale.

Retour à l’intolérance

Malgré l’arrivée (rapide) des premiers secours (merci à la BSPP, caserne Plaisance), d’une première escouade d’agents de police sur leur vélocipède chargée de faire les constatation préliminaire, d’une seconde en fourgon cette fois qui nous fit “souffler dans le ballon”e t d’une équipe du nettoyage de la ville, mon “adversaire” et moi avons rédigé un “Constat à l’amiable”, sans cri, sans heurt, avec notre stylo, en hommes de bonnes mœurs, respectueux l’un de l’autre. Cette tolérance puisque c’est le sujet, ne doit pas être aussi fréquente que cela, car elle étonna tous les témoins. Et si elle devenait, tout au contraire, la règle ?  L’intolérance n’est admissible que si elle est “combative et réfléchie”. C’est tout le sens du livre de Pierre Zimmer qui en fait un éloge joliment tourné et parfaitement argumenté.

MH

Cet article a été posté le Mercredi, 23 avril, 2008 à 16:25.
Catégories: Mobilité, Sécurité.

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